11.12.2012

28-Les mots et expressions de chez nous.

28-S’ACHOULER

C’est le propre du bébé. Pourquoi ? Quand on apprend à marcher, on tombe, et le bébé tombe souvent sur ses fesses. Il « s’achoule » !

Mais, d’une façon plus générale, tout le monde peut « s’achouler » ! Tenez, l’autre jour, je suis allé cueillir des cèpes au col du Cabarétou, j’en ai aperçu un magnifique dans un « bartas » (buisson épineux, type chêne kermès), en voulant le saisir je me suis « achoulé ». Difficile de me relever, les mains pleines d’épines !

Ou bien, un autre sens, l’autre soir en assistant au tirage du Loto, il ne me manquait qu’un numéro, je me suis « achoulé » sur le fauteuil !

Donc, « s’achouler », c’est un peu tomber à la renverse, rester sur le c…, être très surpris

09.12.2012

27-Les mots et expressions de chez nous.

27-ARPATEJER

C’est le propre du bricoleur qui ferait mieux de ne pas prendre son tournevis ou son marteau !

Une pointe enfoncée de travers, une vis qui « foire » (tourne dans le vide), un tableau mal  fixé ! C’est le bricoleur qui « arpatèje ».

Une panne bénigne, une roue réparée en trois heures, c’est le mécanicien qui « arpatèje », cet élève « arpatèje » pour son exercice de math, cet animateur « arpatèje » dans l’animation de son spectacle, ...

De l’occitan « arpatejar », le verbe s’emploie pour une personne qui agit maladroitement. Souvent, le  « gafet » (l’apprenti) « arpatèje ».

07.12.2012

26-Les mots et expressions de chez nous

Aujourd'hui:  BOUGNETTE
Ah, sacrée expression que cette bougnette qui colle à la chemise comme la langue au palais ! Le mot vient de l’occitan « bonha » ou « bonhetos » qui se traduit tout simplement par beignet frit.
Par extension, il s’agit de taches que l’on se fait en mangeant. A Narbonne, quand on mange la bourride d’anguilles sans serviette (ou le « serviettou »(la petite serviette) qu’on met au bébé, vous savez, le bavoir !) on a toutes les chances de se faire des bougnettes. Et alors, si vous portez une cravate, vous pouvez être sûr que la bougnette tombera en plein milieu !
Expression largement répandue sur « Les Barques » où on n’hésite pas à affubler certaines personnes qui se laissent aller du sobriquet de « M.Bougnette » et la remarque qui va avec : « Tiens, regarde, celui-là a mangé des « coustellous » (côtes de porc décharnées cuites le plus souvent sur la braise), il s’en est foutu partout. Quel goulamas(personne mal élevée) ! »

05.12.2012

25-Les mots et expressions de chez nous

25-LA  CAGAGNE

« Faut pas manger des raisins  quand ils sont verts, ça donne la cagagne ! ».

La « cagagne », c’est la diarrhée, la « caguère », « la coulante », la « gastro », ou la « tourista » pour les vacanciers. Le terme vient de « caganha » » qui veut dire « aller à la selle » en occitan.

Elle peut s’attraper quand on mange trop de fruits, quand on a mangé un aliment qui ne vous convient pas, ou un coup de froid après un bon repas, …Bref, avant les fêtes de fin d’année vous êtes avertis.

Par extension, « avoir la cagagne » c’est avoir peur ! « Quel cagaïre ! » dira-t-on à propos de celui ou celle qui a peur de prendre ses responsabilités. On dit aussi qu’avant un match important les sportifs peuvent avoir la « cagagne » parce qu’ils sont saisis par le trac, ils se « c … » dessus.

Et quand on vous dit : « tu me fais caguer », il faut comprendre « tu m’embêtes » pour rester élégant.

22.11.2012

18-Les mots et expressions de chez nous.

Aujourd’hui :    CASQUETAÏRE

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le « casquetaïre » est celui qui visse habituellement sa casquette sur sa tête. Attention, pas ces jeunes gens qui dorment avec leur couvre-chef ou qui mettent la casquette dès le lever !

Non ! Affectueusement, un « casquetaïre » est une personne d’un certain âge qui bien sûr porte une casquette. Et qui, sous sa casquette ne manque pas de tenir des raisonnements.

Où trouve-t-on ces personnages ? Partout dans nos villages, à l’ombre des platanes, sur la place centrale ou assis au « cagnard » du coin. Ils sont généralement plusieurs à se retrouver, parlant de la pluie et du beau temps, évoquant les derniers potins du coin, voire démontrant de plus belles aptitudes à la pétanque. A Narbonne-Plage, nous en connaissons quelques uns faisant causette les jours de beau temps automnal ou printanier sur les marches des « Terrasses  de la mer». Ils sont heureux. Nous avions fait un papier il y a quelques années où nous les appelions, par un terme voisin : « les roumégaïres ».

A Narbonne, la promenade des Barques est l’endroit préféré des « casquetaïres », et quand les travaux de réaménagement seront terminés  ils vont être encore plus nombreux à refaire le Monde mais surtout à aider l’entraîneur narbonnais du Racing à faire la meilleure équipe possible pour leur équipe fanion!!

18.11.2012

16-Les mots et expressions de chez nous

Aujourd’hui :   LA  CAGNE

Voilà un mal bien de  notre temps.

Pourquoi faire plus quand on peut faire moins ? Et combien de fois dans la journée ne pourrait-on faire cette remarque à propos de la négligence élevée au rang de valeur et de la lenteur instituée?

L’écolier aura la cagne de terminer son devoir de mathématiques; la ménagère aura la cagne de nettoyer les vitres; cloué au lit, le malade aura la cagne d’aller chercher ses médicaments,…

Avoir la « cagne » (de l’occitan « canha »), c’est avoir un manque d’entrain, de volonté, être paresseux, indolent, pas trop vite le matin, doucement l’après-midi,

A NOTER : il n’y a aucun point commun avec le « cagnard » (occitan « canhard », coin ensoleillé) (vu antérieurement), ni avec le « cagnot »( jeune chien un peu fou), bien que le sens moins courant de la sieste méridienne (« faire le cagnot ») soit également donné à ce terme, mais il est  plus souvent utilisé pour les jeunes enfants qui vont faire « cagnotte » avec la maman ou le papa pour débuter  la sieste.

17.11.2012

(15). Les mots et expressions ed chez nous

Aujourd’hui : CAGNARD

S’il est un mot emblématique de notre cher Midi, c’est bien lui, notre cher « cagnard » (de l’occitan canhard)

Rien qu’à le prononcer on se sent envahi de torpeur et d’envies de siestes.

Le « Cagnard » du boulevard de la Méditerranéen à Narbonne-Plage, fondé par Claire et Jean Valverdu, aujourd’hui  pizzéria, était un coin douillet à l’abri (une boîte de nuit intime dans les années 1970). Ce terme est très souvent utilisé dans les villages et désigne un coin du village particulièrement ensoleillé, à l’abri du vent du Nord(Cers) point de rassemblement de beaucoup de gens âgés ou pas, qui refont le monde tous les jours et vous déshabillent quand vous passez devant ! Le « cagnard c’est aussi, ce coin au détour d’une vigne, plein Sud, toujours à l’abri du Cers, où le vigneron prend sa pause méridienne après une journée de taille, souvent bien fraîche et ventée.

Mais le mot « cagnard » vient du mot « cagnas », cette chaleur qui écrase tout et vous invite à fermer les volets et rester bien tranquille à l’intérieur. Ne dit-on pas « quel cagnas ! » il a fait ce mois d’août, pour exprimer une chaleur étouffante.

Ce « cagnas » comme on dit ici, on joue à cache-cache avec lui, tant on l’aime et qu’on le craint à la fois !