21.03.2013

75-Les mots et expressions de chez nous

75-ESQUINTER

« Récemment, je suis allé cueillir des « taradels » (poireaux sauvages), je me suis « esquinté » « l’esquine » (le dos) ».

L’expression est fameuse ici dès qu’il s’agit de parler d’épuisement. Tiré de l’occitan « esquintar », le verbe peut se traduire par abîmer et par extension, s’épuiser.

Vous entendrez aussi : « je lui ai prêté ma voiture, il me l’a rendue toute « esquintéee » (rayée, abîmée)

Si l’on « s’esquinte «  à longueur de journée en travaillant la vigne, ou  à forfait, il faut faire attention de ne pas « s’estabanir » (tomber en faiblesse, s’évanouir) : aux enfants qui ne déjeunent que très peu le matin avant de partir en classe, on répète quotidiennement «  si tu ne déjeunes pas plus que ça le matin, tu vas t’estabanir avant midi » !

Bien sûr, quand on « s’estabanit », on évitera de s’achouler (tomber sur le cul) ou de « s’espatarrer » ! (tomber par terre)

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